Dans mon entrée en matière, je parlais de 2009, date qui m'a marquée, à vie.

Pour deux raisons : la naissance de mon deuxième enfant et cinq mois après ...la rupture.

Je n'ai pas envie de vous faire pleurer, et ai encore moins comme but que vous vous apitoyiez sur mon sort ! PAS DU TOUT!

Mais récemment,  lors de la lecture d'un article d'une blogueuse que j'apprécie à travers ses mots, je me suis surprise en train de pleurer et je me revoyais quelques années en arrière.

J'étais touchée en plein cœur.

Sans connaître les détails de ce qui lui arrive et sans que vous connaissiez les détails de mon histoire personnelle, s'il y a un terme que nous connaissons tous et qui nous fait peur c'est RUPTURE.

Rupture, ça fait mal. Rupture avec des enfants en bas âge, ça fait encore plus mal. Rupture avec enfants en bas âge alors qu'on était dans le monde des bisounours, cela fait très très mal.

Perte de confiance, remise en question, ne plus avoir envie de vivre, me demander si j'étais vraiment faite pour être mère, tels étaient les maux qui se bousculaient dans ma tête jour et nuit.

Le plus difficile pour moi a été de ne pas en vouloir à mon fils qui était apparemment la cause du désamour de son père à mon égard. Je ne pensais pas que ce sentiment pouvait exister, en vouloir à son enfant, à son bébé.

J'en ai eu très honte. Mais plus maintenant et c'est bien pour cela que je peux l'écrire.

On a voulu me faire croire qu'à partir du moment où on est maman, on a plus le droit de vouloir et  avoir une vie de femme. Tout doit tourner autour des enfants?

J'observais les autres mamans et je vérifiais qu’effectivement, beaucoup sacrifiaient leur vie de femme ( ou d'épouse) parce qu'après avoir donné la vie, et bien, c'est simple, tu oublies la tienne !  Pas toi?

Non, mais moi je ne voulais pas être comme ça! J'adore être féminine, séduire (mon homme hé, je vous rassure), m'habiller, faire du shopping, voyager, faire des surprises, des têtes à tête .

Tout ça,FINI?

PAS POSSIBLE.

C'était le début d'une longue lutte et d'une discussion permanente avec moi même : étais-je une mauvaise mère parce que je voulais continuer à avoir ma vie de femme, d'amoureuse, de maîtresse et de copine?

J'aimais pourtant mes enfants comme je pense qu'on peut , qu'on doit les aimer. Quelle est la meilleure façon de faire?

Tout cela a tergiversé pendant un bon bout de temps, beaucoup de pleurs, de peurs, de questions sans réponse, de nuits sans dormir, de journées passées avec des lames de couteau plantées dans la  poitrine, ne plus respirer, survivre.

Puis grâce à ma psy, mes amis, ma famille  (mes parents et mon frère) à qui je n'ai jamais assez dit merci, j'ai remonté la pente et j'ai compris que ce n'était pas moi qui avais un problème. Que l'on a tout à fait le droit de vouloir garder son rôle de femme et qu'il est tout à fait compatible avec le rôle de maman.

Le papa ne le voulait pas ainsi. Soit. Ce n'est plus si grave.

J'ai retrouvé un amoureux ( un vrai qui m'aime pour moi, comme je suis), recomposé une famille à laquelle est venue s'ajouter une petite fille de 4 ans.

Aujourd'hui je suis parfaitement femme, maman et HEUREUSE comme je ne pensais pas qu'on pouvait l'être.

http://www.youtube.com/watch?v=y6Sxv-sUYtM